Bruxelles, au cœur de l’Europe

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Antoinette Spaak, 68ème effective

Il est évident que le statut de Bruxelles en tant que capitale de l’Europe constitue un énorme avantage.

En effet, la présence des institutions européennes génère de nombreux emplois directs et indirects, représente un pouvoir d’achat énorme à Bruxelles de la part des fonctionnaires, attire les touristes, renforce l’image de Bruxelles,…

Pour citer quelques chiffres, les institutions européennes occupent près de 21.000 fonctionnaires qui représentent 7% du pouvoir d’achat de la population bruxelloise. Parmi ces 21.000 fonctionnaires, un quart est belge. En 2001, Bruxelles comptait « vingt-neuf écoles internationales, 15.000 élèves et 2.000 employés, qui représentent 99 millions d’euros de dépenses annuelles ; 850 journalistes ou 2.000 emplois dans la presse internationale, plus de 220 représentations régionales et 1.100 emplois, 1.800 entreprises étrangères employant 77.000 personnes dont 58.000 belges » .

Toutefois, malgré les nombreux avantages liés au statut de capitale européenne, il existe des inconvénients.

Citons à cet égard, les problèmes de mobilité, la hausse du prix des logements, les coûts engendrés par ce statut de capitale européenne, les charges liées à la présence de bureaux notamment les transports, la création d’un certain ghetto européen, les problèmes d’urbanisme,… A cela s’ajoute, l’élargissement de l’Union européenne. Il convient de tenir compte de cette donne : l’Union étant encore appelée à s’élargir, cela impliquera davantage de besoins en termes de logements, de bureaux, de crèches, d’écoles,…

En matière d’urbanisme, la situation existante se caractérise par un manque évident de communication entre les différents acteurs du Quartier européen.

« Les grandes institutions qui jouent actuellement un rôle concernant l’avenir du quartier européen sont : l’Etat fédéral, la Région bruxelloise, la Ville de Bruxelles, la Commune d’Ixelles, la commune d’Etterbeek, la Commission européenne, le Parlement européen, le Conseil des ministres, le Comité des Régions et le Comité Economique et Social » . Cette situation impliquant différents acteurs, n’a pas contribué à une cohérence urbanistique, pourtant nécessaire à Bruxelles et particulièrement dans le quartier européen.

Les implantations des institutions européennes à Bruxelles se sont faites un peu à l’improviste et sans tenir compte réellement de leur insertion dans le tissu bruxellois.

Le FDF considère que la Région bruxelloise doit être l’interlocutrice directe des institutions européennes. La Région bruxelloise doit devenir un interlocuteur privilégié de l’Union européenne pour ce qui concerne la présence des institutions européennes à Bruxelles. Le FDF souhaite la mise en place d’un organe de concertation réunissant tous les acteurs concernés, c’est-à-dire les institutions européennes, les communes, la Région bruxelloise mais aussi les habitants du quartier européen. Cet organe aurait pour mission de présenter un plan d’ensemble relatif à la présence des institutions européennes à Bruxelles tout en tenant compte des spécificités de la Région bruxelloise.