Enfants en situation de handicap
L’enseignement spécialisé de la Communauté française compte plus de 32.000 élèves. Cet outil exceptionnel est donc particulièrement bien développé et doit être conservé.
Parmi ces élèves, moins de 200 sont intégrés, totalement ou partiellement, dans l’enseignement ordinaire.
Enfin, même si nous ne disposons d’aucun recensement précis, on estime à 1200 la population des jeunes intégrés directement dans l’enseignement ordinaire, sans être inscrits dans l’enseignement spécialisé.
Sur base de ces chiffres, on peut en déduire que moins de 5% des élèves atteints d’une déficience fréquentent l’enseignement dit « ordinaire ».
Au regard de ce qui est réalisé dans d’autres pays européens, et ailleurs en Belgique, la Communauté française doit viser une meilleure intégration des enfants en situation de handicap, tout en veillant toujours à préserver l’épanouissement de l’enfant.
Améliorer la formation initiale et continuée des instituteurs et des régents
Le MR a déposé une proposition de décret au Parlement de la Communauté française en ce sens. Celle-ci vise à donner à tous les enseignants des modules sur la différenciation des apprentissages, l’orthopédagogie, la détection des difficultés d’apprentissage, la remédiation, l’enseignement spécialisé et le Plan Individuel d’Apprentissage (PIA).
Au-delà du corps enseignant, ce sont tous les intervenants qui doivent être sensibilisés et formés.
Commencer l’intégration dès le plus jeune âge
Les crèches doivent devenir le premier maillon de l’intégration scolaire. La suite du parcours de l’enfant s’en trouvera ainsi grandement facilitée.
Augmenter le nombre de périodes d’accompagnement minimum en cas d’intégration dans l’enseignement ordinaire
Le nombre d’heures d’accompagnement spécifiques doit être calculé pour permettre le meilleur ratio encadrement / intégration, en tenant compte des spécificités locales.
Atteindre les 10 % d’enfants intégrés dans l’enseignement ordinaire
Actuellement, ce pourcentage s’élève à 5%. Avec des outils et des moyens adéquats, un premier objectif doit être de doubler ce chiffre.
Sensibiliser et renforcer les centres psycho-médico-sociaux (CPMS)
Les CPMS doivent être au centre du projet d’intégration scolaire et travailler en étroite coopération avec les établissements. L’enfant faisant l’objet d’une intégration pourra désormais être comptabilisé tant dans le centre PMS dont dépend l’établissement ordinaire où l’élève poursuit son intégration, que dans le CPMS dont il dépend. Il conviendra d’analyser si ces ressources complémentaires sont suffisantes.
Mieux accompagner les élèves en situation de handicap directement inscrits dans l’enseignement ordinaire
1200 enfants sont directement inscrits dans l’enseignement ordinaire, sans passer par l’enseignement spécialisé. Eux aussi doivent avoir la possibilité de bénéficier de mesures d’accompagnement adéquates.
Soutenir l’accès à l’enseignement supérieur pour les jeunes en situation de handicap, en veillant notamment à :
diffuser une information complète et coordonnée sur les aides disponibles ;
développer ou pérenniser les cellules d’aide pédagogique dans les universités et les hautes écoles ;
renforcer et coordonner les aides matérielles et humaines pour l’accompagnement pédagogique ;
soutenir les initiatives de logements adaptés et/ou accompagnés pour étudiants en situation de handicap.














































