Le développement international

L’avenir européen et international de Bruxelles

La mission internationale de Bruxelles est une de ses vocations fondamentales.

Bruxelles s’est vu reconnaître, quasi naturellement, et ce depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, une vocation internatio- nale croissante due à sa situation géographique centrale en Europe, à sa nature multiculturelle, à son ouverture sur le monde.

Très tôt Bruxelles accueillait des institutions européennes et le siège de l’OTAN, ensuite son rôle de capitale européenne n’a fait que se renforcer par l’installation de la Commission Européenne et du Parlement Européen qui se réunit à Bruxelles trois semaines par mois.

Bruxelles accueille aussi le Comité Economique et Social, et le Comité des Régions de l’U.E., l’U.E.O., le COPS et l’Etat Major Militaire de l’U.E.

En fait, sans le revendiquer, mais naturellement, Bruxelles est devenu la capitale politique incontestée de l’Europe et un des grands centres de décision de la planète.

Encore faut-il en être conscient, en mesurer les conséquences afin d’en être digne et d’en tirer les avantages utiles à la population qui sont considérables.

Le rôle international et européen de Bruxelles représente 100 000 emplois directs et indirects, du plus simple au plus sophistiqué.

Du directeur général de la Commission, au chauffeur de taxi, au garçon de café ou de restaurant, en passant par les milliers de lobbyistes et de journalistes venant du monde entier et qui, en s’installant à Bruxelles, y découvrent les charmes d’une région capitale ouverte sur le monde, polyglotte et offrant une grande qualité de vie.

Mais Bruxelles n’a jamais pris la juste mesure de son rôle international. Pendant plus de quinze ans, sous l’influence du PS, l’autorité régionale a négligé l’Europe, a sous-estimé, voire méprisé, cette fonction jugée, à tort et stupidement, trop élitiste et cause de maux multiples dont, selon eux, la hausse de la valeur de l’immobilier alors que des capitales européennes n’accueillant aucune organisation internationale sont plus chères que Bruxelles.

Bruxelles, capitale politique de l’Union Européenne

Le MR estime que la Région bruxelloise doit assumer pleinement sa vocation de capitale politique de l’Union Européenne.

Qu’elle doit en revendiquer le statut. Qu’elle doit aussi en être digne en témoignant de son ambition notamment en développant une politique de relations européennes et internationales lui permettant de s’appuyer sur un réseau large de pays, de régions et de villes amis de part le monde.

Le MR estime que la Région bruxelloise doit également voir plus grand en matière d’urbanisme, organiser des concours internationaux d’architecture, développer une politique culturelle et événementielle à la mesure de la capitale de l’Union Européenne.

Le MR estime que l’Etat fédéral se doit de contribuer financièrement à cette politique de grande visibilité internationale de sa capitale et ce, au profit des trois Régions et des trois Communautés de notre pays.

Le MR estime également que l’Union Européenne, sous le contrôle de son Parlement, doit également être associée au développement de la capitale de 500 millions de citoyens européens.

A de nombreuses reprises, la Commission Européenne et ses Présidents successifs ont marqué leur intérêt pour l’épanouissement et l’embellissement de sa Région capitale, notamment en suggérant l’édification de sites et de bâtiments emblématiques, ainsi que la réalisation de projets culturels.

Cette démarche implique bien entendu que l’Union Européenne devrait contribuer financièrement, aux côtés de l’Etat belge, à cette politique de siège et ce d’autant plus que les sommets européens se tiennent dorénavant toujours à Bruxelles.

Cette ambition européenne de Bruxelles ne peut à nos yeux, en aucun cas, succomber au gigantisme ni à la démesure et doit préserver et améliorer la plus grande richesse de Bruxelles : la qualité de vie de ses habitants.

Bruxelles devrait ainsi, à nos yeux, devenir un modèle en terme de développement durable, de protection et d’embellissement de ses espaces verts.

La Région bruxelloise souffre actuellement fort de son sous-financement chronique. Cette ambition européenne de Bruxelles y apporterait une réponse, tout en contribuant à la lutte contre le niveau excessif de chômage dont souffre sa population active.

Si l’Union Européenne acceptait de contribuer au développement de sa capitale, il serait légitime que le Parlement Européen soit associé au débat démocratique bruxellois, par exemple, en étant représenté au sein d’un “Conseil Consultatif sur l’avenir de Bruxelles, Capitale de l’Union Européenne”.

Cette vision du futur, cette vision de l’avenir de Bruxelles implique bien évidemment une grande ambition environnementale, une politique de mobilité visionnaire et la volonté démocratique d’y associer au maximum toutes celles et tous ceux qui y habitent, quel que soit leur pays d’origine dès lors qu’ils sont animés, comme nous, par un amour de Bruxelles et une passion pour l’Europe.

Bruxelles et la solidarité internationale

La majorité sortante PS, CDH, Ecolo n’a montré aucun intérêt pour la solidarité internationale et n’a développé aucune politique d’aide au développement.

Le MR estime que c’est inacceptable et que, malgré ses difficultés de financement, une Région bruxelloise mieux gérée doit pouvoir participer au développement de villes capitales du Sud frappées par la grande pauvreté afin de prendre sa part dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement (ODM).

A cette fin, le MR veut apporter son soutien à des programmes concrets au Maroc, mais aussi dans les capitales des trois pays de la Région des Grands Lacs avec lesquels la Belgique entretient des relations historiques, soit Kinshasa, Kigali et Bujumbura.

Afin d’être efficace et de ne pas créer une administration bruxelloise spécifique, les programmes d’aide au développement de la Région bruxelloise seront mis en œuvre par l’agence fédérale d’aide au développement, à savoir la “Coopération Technique Belge” (CTB) qui jouit d’une grande expérience et dont l’expertise est reconnue internationalement.

Ce faisant, la Région bruxelloise apportera sa contribution à l’objectif de la Belgique qui s’est engagée à consacrer 0,7% de son P.I.B. au développement dès l’année 2010.