Le défi social et l’emploi

Didier Gosuin, 3ème effectif IMG/flv/Gosuin.flv

Didier Gosuin, 3ème effectif

Bruxelles est une puissance économique européenne (elle figure parmi les régions les plus riches d’Europe), mais elle est aussi le cancre de la classe Europe en ce qui concerne le taux de chômage en général et des jeunes en particulier. Et, parmi les demandeurs d’emploi, près des deux tiers sont non-qualifiés, c’est-à-dire ayant un niveau ne dépassant pas l’enseignement secondaire inférieur !

Bruxelles contribue à la richesse économique de la Belgique deux fois plus que son poids économique. Et accueille chaque jour 365.000 navetteurs. Pourtant, notre Région compte 20% de chômeurs. 35% des jeunes bruxellois sont au chômage, ainsi que 66% des sous-qualifiés. Chaque année, un flux important de jeunes sort non qualifiés de l’enseignement.

Le paradoxe bruxellois est clair : Bruxelles est riche mais ses habitants s’appauvrissent !

Un triple constat s’impose :
- l’échec de l’école : 60.000 jeunes, sans qualification
- un déficit organisationnel entre ACTIRIS (service de placement des chômeurs) et la formation
- un déficit dans l’activation des chômeurs, déficit à inciter les personnes à se former, à prendre un emploi

On ne sortira pas Bruxelles de ses problèmes en disposant d’un demi milliard d’euros supplémentaires.

Bien sûr Bruxelles est mal financée mais on peut déjà s’attaquer avec les moyens disponibles au vrai défi de la Région Bruxelloise, à savoir le défi social, le défi de la formation de nos jeunes, le défi de l’enseignement !

Ce qu’il faut c’est pour Bruxelles non pas un « contrat économie – emploi » mais bien un « Contrat formation – économie – emploi ».

Investissons dans la formation et la qualification indispensable pour décrocher un emploi. Avoir un emploi veut dire être capable de s’assumer, être capable de se loger, de se soigner, de se mouvoir, de s’épanouir, …

Ce choix là pour Bruxelles, c’est une question de volonté politique !

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